Illuha

Akari

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REVIEW: ETHEREAL (FR)

VISIT Comme annoncé lors de la recension d’Interstices, l’album live paru en juin 2013, un nouveau long-format d’Illuha arrive bien début 2014. Ayant expérimenté plusieurs endroits de réalisation de leur musique (une église pour la confection de Shizuku, des salles de concerts dont Interstices constituait un témoignage), les deux musiciens membres du duo ont choisi d’enregistrer et mixer Akari en studio, à Tokyo même, là où ils vivent tous les deux. Musicalement, l’ampleur autour de leurs éléments se fait peut-être un peu moins grande mais leur capacité à entremêler composantes électroniques et instruments réels s’avère intacte.

Il en va de même pour leur aptitude à évoluer sur la durée (deux morceaux autour des douze minutes, un autre dépassant les dix-sept), propre à permettre la participation successive de divers instruments, intervenant toujours de manière particulièrement délicate, si fragile qu’on pourrait presque penser qu’ils sont sur le point de se casser, particules musicales de verre ou de porcelaine (Diagrams Of The Physical Interpretation Of Resonance, The Relationship Of Gravity To The Persistence Of Sound). Sur ces mêmes titres, l’adjonction de quelques nappes et textures en flux et reflux apporter une indéniable profondeur, sur laquelle peuvent progresser sans peine les composants décrits précédemment.

Parfois, Tomoyoshi Date et Corey Fuller optent pour une approche plus expérimentale, privilégiant les frottements, craquèlements et sonorités aigues (Vertical Staves Of Line Drawings And Pointillism). Rompant avec les autres pistes du disque, ce morceau peut être rapproché du caudal Relative Hyperbolas Of Amplified And Decaying Waveform qui, après deux premiers tiers dans lesquels un piano opère en quasi-solo, des traits et percées synthétiques, saturées et grondantes viennent le rejoindre.
Illuha
Akari