Taylor Deupree

Faint

12k1073

REVIEW: RIF RAF (FR)

Taylor Deupree n’a eu de cesse, au cours de son abondante discographie, de présenter un visage sensible de l’electronica. Bien que d’aucuns jugeront son nouvel opus Faint prévisible, ce qu’une première écoute superficielle laisserait penser, un second passage plus approfondi dissipe bien vite les doutes. Certes, on nage en plein dans les eaux cotonneuses si typiques de la maison new-yorkaise (songeons à Kenneth Kirschner ou Christopher Willits) mais en perçant la surface des cinq plages de l’album, on décèle une foule de détails enrichissants, ils sont largement à l’ouest du superflu. Conjuguant l’apaisement sans la vacuité, réunissant l’évaporation sans recours à la combustion, l’électronicien américain déploie un éventail de beautés sereines à mille lieues du bruit et de la fureur. Peut-être est-ce mon récent séjour dans la rénétique Shanghai qui m’y incite mais ce disque m’a fait un bien fou.
Taylor Deupree
Faint