Kane Ikin

Sublunar

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REVIEW: AUTRES DIRECTIONS (FR)

VISIT Sublunar, premier album de l’Australien Kane Ikin, du duo Solo Andata. Avec la lune, ce corps mort qui illumine la nuit, comme source d’inspiration et terrain de jeu paradoxal. Cet astre à deux faces, si inanimé et pourtant si organique, ou du moins si lié à nos tripes. L’ambivalence lumière / obscurité, chaud / froid. Un album qui devra s’écouter d’assez près — là, tout contre, même — pour en saisir les reliefs et les ombres. Les éléments de vie et de violence intérieure. A moins qu’il ne s’agisse de violence extérieure. Il faudra s’en approcher pour comprendre l’étendue de ses textures imparfaites. Pour chasser tout sentiment de douce balade sous les étoiles — lumière blafarde et lisse — et accéder à ce qui vit de pulsant, de grondant, de mordant. De si proche de la matière en poussière, à la fois source de vie originelle et ultime désincarnation. Sublunar, magma de rythmes lourds et de voix sourdes, n’est pourtant ni inquiétant, ni menaçant. Sans doute, paysage du dedans plus que du dehors, est-il même rassurant, en portant les stigmates des sons originels perçus depuis le monde maternel. Lors d’un concert de Boards Of Canada.
Kane Ikin
Sublunar