Gareth Dickson

Quite A Way Away

12k1070

REVIEW: RIF RAF (FR)

Fidèle client de notre rubrique "Love On The Bits", le label new-yorkais 12k mérite largement de quitter sa niche confiden-tielle pour se voir propulser sous les spotlights de la Earteam. La cause? Un nom, qu’on n’aurait jamais imaginé associé à la structure de Taylor Deupree, j’ai nommé l’icône Nick Drake - ressuscitée pour l’occasion sous les traits d’un certain Gareth Dickson. Car, nom de Zeus, quelle magnifique révélation que voilà. Tout en oubliant de fouiller les fonds de tiroir vintage pour y ressortir sa panoplie de chanteur maudit à la guitare sèche, le musicien écossais apporte une touche de modernité stupéfiante à l’auteur de Five Leaves Left, et ce n’est pas un hasard si je cite le premier des trois disques du songwriter anglais.

D’ailleurs, bien des points tragiques rapprochent les deux hommes, au-delà de l’évidence stylistique à laquelle Dickson ajoute un bluffant complément d’âme - une reverb’ comme seule Marissa Nadler sait l’utiliser. Si, on le sait, l’histoire s’est terminée tragiquement pour Drake à l’âge de 26 ans, la vie de Gareth D., expatrié en Argentine auprès de sa girlfriend, n’est pas exactement de tout repos, entre attaque de clébards, braquage où une balle s’est perdue et moteur d’avion en feu dans les Andes. Qu’importe les circonstances, je suis ressorti grandi de sa découverte et ce n’est qu’un début.
Gareth Dickson
Quite A Way Away