The Boats

Ballads Of The Research Department

12k1068

REVIEW: ETHEREAL (FR)

Attendu depuis quelques semaines, précédé par deux sorties confidentielles sur de toutes petites structures, Ballads Of The Research Department, le nouvel album de The Boats, est également leur premier sur 12k. La signature du groupe anglais sur le label new-yorkais nous avait un peu surpris, dans le bon sens du terme, et c’est donc avec une forme d’excitation qu’on se lance dans l’écoute d’un disque qu’on imagine dans la lignée des précédentes parutions des Britanniques : mélange d’electronica cotonneuse et de petites rythmiques façon dub. Tant s’en faut ! Les Anglais privilégient ici une ambient dans laquelle les textures synthétiques d’arrière-plan servent d’écrin magnifique aux notes de violoncelle de Danny Norbury, aux interventions plus espacées d’un piano (The Ballad For Achievement, The Ballad For The Girl On The Moon) ou à celle d’une guitare doucement égrenée.

Comme sur chaque disque de The Boats ou presque, Chris Stewart est convié à chanter sur un morceau qui, dans sa première moitié, se rapproche d’une forme de post-pop alanguie (batterie présente tout du long, tempo au ralenti, basse bien arrondie) avant de repartir vers les rivages ambient choisis principalement pour cet album. Au reste, celui-ci avait clairement annoncé les choses avec son titre et les intitulés de chacun des quatre morceaux, contenant tous ce terme de Ballad, propice à ce laisser-aller auquel ces pièces de plus de dix minutes invitent.

Dans les deux titres instrumentaux, les Anglais parviennent, de manière tout à fait convaincante, à enlacer l’auditeur par leur écriture, à guider celui-ci dans les moindres recoins de leurs compositions et à le transporter sans peine, au gré des concours des différents instruments. De même, quand la Japonaise Cuushe (auteur d’un album sur flau il y a quelques années) vient poser sa voix sur The Ballad Of Indecision, elle est tenue de se fondre dans cet univers ouaté et riche qui, symboliquement, se clôt avec l’incursion de petites pulsations et un traitement samplé de la voix de la jeune femme, comme un témoignage des larges possibilités de The Boats.
The Boats
Ballads Of The Research Department