BRETSCHNEIDER + STEINBRUCHEL "STATUS" (12K1033)

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BLACK (DE)
Aaaahhhh...so schön kann Minimalismus sein. Frank Bretschneiders analoge Rhythmuskonstrukte im Midtempobereich fusionieren mit Steinbrüchels pelzig-fransiger Digital-Elektronik aus Clicks'n'Cuts und Micromusic. Bei Titeln wie "Periode", "Phase" und "Impuls" glänzen die Augen aller Fans der musikaligehallt, mit der Lupe zugehört und im mikroskopischen Detail geforscht. im Ergebnis erhält man sanft rumorende, pulsierende Tracks, die knistern und metallisch dröhnen, dabei aber immer den Groove im Auge behalten. Auspruchsvolles mit lockerer Hand komponiert. Für Rater-Noton-Fans ein Muss.

BLOW UP (IT)
Disco in collaborazione per due autori importanti nel settore delle nuove elettroniche digitali, piu o meno microsoniche. E tuttavia, pur muovendosi nello stesso ambito, Frank Bretschneider e Ralph Steinbruchel hanno approcci completamente diversi, estroverso e votato ad una cadenza secca e disidratata che viaggia sui 120 bpm quello del tedesco, piu incline alla riflessione e al lavoro su tessitura e granulazione quello dello svizzero. Cosi Status risulta una specie di summa dell'opera dei due, per quanto sembri che spesso sia la seconda opzione a predere il sopravvento sull'esito finale: i ritmi sono abbuiati, intermittenti, smorzati, sempre sul punot di arrotolarsi su se stessi o comporsi in gelide intelaiature minimaliste. (7) - Nicola Catalano

BOOMKAT (UK)
If proof were ever needed as to how utterly consuming and expansive microsound compositions can be, then 'Status' is unequivocally it. The product of a dream-team pairing of Ralph Steinbruchel (of 'Zwischen.raum' fame) and Frank Bretschneider (aka Komet), 'Status' evolved at snail's pace over 2-3 years and this level of development oozes from each and every track. Opening with the sumptuous 'Spirale', Bretschneider and Steinbruchel manage to fuse warmly rendered clicks and cuts fizz with a deeply unconscious line in barely audible melodic underlay - rustling into life over diamond cut precision. This continues on the Andrew Pekler influenced 'Antenne', whilst Bretschneider's time working with SND surfaces with vengeance on the mealy 'Funktion'. Fragile yet strong, 'Status' will appeal to anyone with even a passing interest in the whole laptop / minimal scene, as well as standing up on its own two feet for those not normally that way inclined. Special stuff - a massive recommendation.

DE:BUG (DE)
Nach "Deupree + Kirschner" die zweite Kollaboration in kurzer Zeit auf 12K. Das soll aber keinesfalls vorwurfsvoll gemeint sein. Denn wieder einmal ergänzen sich die Künstler auf angenehme wie beeindruckende Weise, ohne ihre musikalische Identität zu verlieren. Wer die beiden kennt, weiss eigentlich auch schon, was ihn erwartet - und so einfach sich dies auch anhören mag, so eindrucksvoll klingt das Ergebnis: Sehr fragile, unscheinbare und stark zurückgenommene rhythmische Loop-Gebilde, untermalt von Frequenzrauschen, Sinuswellen und ambienten Klangteppichen. Wunderbar, wie alles ineinander greift, sich Zeit nimmt sich aufzubauen, dabei genug Freiraum lässt um dem einen oder anderen Ton höflichst den Vortritt zu lass und sich zu entfalten. Zwei Jahre haben die Jungs daran insgesamt gearbeitet. Mir völlig unerklärlich ist, warum die ganzen Stücke trotzdem klingen wie aus einem Guss und dass die ganze CD trotz der Beteiligung zweier Künstler so einheitlich kling. Ein Hoch auf die Zusammenarbeit.

D-SIDE (FR)
Arpenteurs exigeants du minimalisme, l'Allemand Frank Bretschneider et le Suisse Ralph Steinbrüchel n'en développent pas moins des stratégies très différentes dans les fragments arrachés au silence qu'ils enregistrent. Ainsi, c'est à travers la construction d'une lente pulsation, froide, sèche et répétitive, que Bretschneider aborde ses titres, tandis que Steinbrüchel travaille de façon beaucoup plus abstraite et intuitive, agrégeant de minuscules flocons de sons en nuages peu à peu densifiés. Concevoir un travail en commun a donc dû être, avant tout, pour ces deux inventeurs, una forme de remise à plat des méthodes de travail tant il apparaissait évident qu'un simple copiercoller des tessitures de l'un sur les rythmiques de l'aure ne donnerait sans doute qu'un gruau indigeste. Et afin d'éviter cela, les deux compositeurs ont échangé sons et fichiers pendant plus de deux ans, retravaillant sans cesse le matériau chacun de leur côté, et ne conservant en définitive que ces instants où le son se fait tout autant lumière que vibration, où de minuscules mélosdies apparaissent sous le minimalisme des arrangements, où chacun abdique enfin de ses prérogatives pour se laisser porter par l'autre dans une dérive superbement aboutie.

EPOK (FR)
À l'écart des dancefloors et des fusions électro-pop, une mouvance avant-gardiste s'est développé sur la scène techno depuis déjà de longues années, à l'image des productions minimalistes du label new-yorkais, 12K. Dans le genre, le duo germano-suisse, Bretschneider + Steinbrüchel, excelle, rivalisant même avec la star du genre, Alva Noto. Un album d'une subtile beauté où se croisent ainsi avec élégance, sonorités discrètes et pointillistes, tempos en suspension et atmosphères envoûtantes.

ETHEREAL (FR)
Adepte des albums réalisés en collaboration (on a déjà pu évoquer son travail avec Taylor Deupree), Frank Bretschneider nous propose cette fois-ci, sur 12k qui l’avait déjà accueilli l’an passé pour Looping I-VI (And Other Assorted Love Songs), un long-format où il se voit accompagné de Ralph Steinbrüchel, musicien suisse déjà croisé sur List.

Sur des structures faites de micro-glitchs, de petits larsens et d’infimes clicks’n’cuts sont posées des rythmiques prenant parfois des atours réverbérés, évoquant alors aussi bien un micro-dub qu’une techno minimaliste. Occultant presque toute prétention mélodique, le travail sur les textures rejoint, on le devine assez rapidement, ce que Frank Bretschneider nous proposait avec son dernier album en date : matériaux dont la dimension synthétique est poussée jusqu’à devenir cliniques, dépouillement côtoyant l’ascétisme. Plus encore, alors que Looping I-VI (And
Other Assorted Love Songs) se signalait par la présence quasi-permanente d’une nappe d’arrière-plan, les sons sont ici livrés, la plupart du temps, sans autre tapis sonore qu’une boucle rythmique.

Au reste, c’est sur cette dernière que l’on concentrera principalement notre attention, les éléments micro-électroniques produits en majeure partie par Steinbrüchel n’étant guère originaux (on signalera toutefois l’intéressante “vague sonore” de Phase et les sons comparables au bruit d’une allumette que l’on gratte puis allume de Faktor). Pour sa part, la pulsation sait se faire plus torturée quand elle se complexifie (Funktion), plus légère quand elle se fait plus aiguë (Periode, Phase), proche du dub quand elle se met en boucle (Spektrum, Position). Néanmoins, Status se déroule de manière trop linéaire pour pleinement emporter notre adhésion, les changements survenant d’un morceau à l’autre, bien que non-absents, n’étant pas suffisamment significatifs pour échapper, surtout dans le troisième-quart de l’album, à la sensation de répétition, écueil bien difficile à éviter pour ce type de productions.

FEAR DROP (FR)
Malgré la dimension microscopique de ses sons, Ralph Steinbruchel n'hésite pas à ouvrir son monde pour différentes collaborations (Roger Rotor, Gunter Müller...), celle avec Frank Bretschneider étant l'une des plus accomplies. Sans grande peine d'adaptation, le musicien suisse mele ses fantomes informatiques à l'orfèvrerie du minimalisme cliqué dont F. Bretschneider, label manager de Raster-Noton, est devenu spécialiste. Il ne faudra pas chercher sur ce disque les différences de relieft, comme si chaque musicien s'était aménagé des parties presque exclusives du territoire entre lesquelles des moments de jonction viendraient certifier la composition partagée. C'est un véritable travail commun, de bout en bout, ou la densité et la température ne sont pas très différentes des univers solo, mais cù la richesse d'événements et de couleurs évocuées est multipliée. Les sauts de cliquetis cristallins, soutenus par de basses éclosions quasi imperceptibles, s'enrobent des beaux tissus filandreux de Steinbrüchel, dont les réverbérations soufflées suivent la séquence imprimée par les dehanchements informatiques. Totalement harmonisées, ces deux pratiques du minimalisme numérique se fertillsent l'une l'autre, jusqu'a donner naissance sous l'influence de Frank Bretschneider à des morceaux de micro dubt ou la melodie apparait en éclats lumineux. Une telle extrémité en appelle d'autres, plus texturales, ou les prérogatives de Steinbrüchel sont cette fois avancées, mais ou les gestes sont encore accordés. Pour preuve, cette lumière constante qui baigne la totalite de l'album, mer de réponses pulsatives et pressurisées, sans rapport de force.


GAFFA (SE)
Lige børn leger bedst, siger man - og der er nok noget om sagen. Der er i hvert fald ingen tvivl om, at Frank Bretschneider og Ralph Steinbrüchel tilhører den samme fraktion af elektroniske kunstnere: Bretschneider er en af fyrene bag Berlins seriøse og arty udgivere af digital musik, Raster-Noton, og Steinbrüchel har tidligere udgivet på det omtrent lige så arty og seriøse L-NE, et side-label til 12k, som udsender lignende musikalske produktioner. Det er således ingen stor overraskelse, at Bretschneider og Steinbrüchel har fundet på at arbejde sammen, og at lyden på Status placerer sig stilsikkert op ad den maskin-drevne 12k-signatur. Pladens 12 numre bejler til musikalske mærkater som glitsch og digital minimalisme, og er man mæt af udgivelser fra 12k, er der ingen grund til at erhverve denne cd. Er man derimod stadig sulten, er Status et godt køb. Det blipper og knitrer let mellem glasklare klange, melodi-stumper og lufttomme beats, og Bretschneider og Steinbrüchel viser endnu en gang, de kan deres kram til fingerspidserne. 4/6

GO MAG (ES)
Con Looping I-IV (and other assorted love songs), su disco del ano psado
, el berlinés Frank Bretschneider destapó su particular tarro de las esencias ambientales, abandonando esa cinematica manera de construir los ritmos que le caracterizaba, para centrarse en el diseœño de atmósferas liquidas, melodias circulatres y ronroneos oceánicos. Un giro inesperado, en el que es probable que influyera el intercambio de archivos que, desde un par de años antes, amntenia con otro tip tan afecto como el a los microtonos, el error digital y el ascetismo ritmico: Ralph Steinbruchel. Fruto de ese trasiego de samples, pistas y canciones por la red, llega ahora este Status, disco que sublima esas veleidades ambientales mostradas por Bretschneider, a base de reducir hasta su mismo esqueleto patrones ritmicos y colchones, para luego sumergirl todo en un baño de glitches y subfrecuencias. De ahi terminarán emergiendo doce hipnóticos ejercicios de ambient frágil e introspectivo, detallista hasta la obsessión, que se encuentra entre lo mejor que ha dado el género esta temporada.

GONZO (BE)
Wat gebeurt er wanneer twee minimalisten, vakmannen van de puurste soort, besluiten om samen een plaat te maken? Je krijgt meer, minder, weinig en toch veel. Frank Bretschneider -een Duister en één van de sterkhouders uit de Raster-Notonstal- en Ralph Steinbrüchel - Zwister en thuis op Dominzil- bundelen op Status de krachten.
Twee jaar lang duurden de opnames, toch vormen de twaalf nummers één coherent geheel. Steinbrüchel zorgt voor de geluidsgolven, de grondlaag, terwijl Bretschneider met zijn kale, esoterische beats voor de verdere invulling zorgt. Status is vakwerk, degelijke geboetseerd en gekneed tot een lang uitgesponnen geluidstrip. De peetvader van het genre blijft Carsten Nicolai (Alva Noto), maar Bretschneider en Steinbrüchel bewijzen niettemin met Status een heel eigen involling t kunnen geven aan het genre. Uit de rijke catalogus van 12k is dit een aanrader voor liefhebbers van het minimale gedachtengoed. Frank Bretschneider speelt overigens op 12 november in de Gentse Vooruit.

GOON (DE)
Bretschneider & Steinbrüchels »Status« Album assoziiert nüchterne Begriffe aus der alltäglichen Arbeitswelt, wie Statistik oder den Statusbericht. Sie dienen der mathematischen Aufrechnung konzeptionaler Bewegungen. Mit Tracks und Titelbezeichnungen wie »Spirale«,»Funktion« oder »Impuls« stellt Bretschneider den meditativen Charakter seiner Kreation in den Vordergrund: Hier bekommt der poptheoretische Alltag keinen Fuß in die Tür: Eskapismus, Scheinwelten, der Selbstauslöser-Impuls als unbewußt treibend und verführende Kraft verliert sich an der architektonischen Strenge der Kompositionen. Ein glasklares Fiepsen begleitet und umspielt das beständige Tuckern der Rhythmik, das dem Album »Status« wie ein Morsezeichen in der Unendlichkeitsvariante entspringt.


INDIEPOPROCK (FR)

Frank Bretschneider est un membre actif de la scène électronique minimaliste allemande. Fondateur du collectif Raster-Noton, il sévit aussi bien sous son nom que sous le pseudonyme Komet. On le retrouve régulièrement dans les catalogues de Mille Plateaux, Fällt, Audio.NL… et 12k, label de Taylor Deupree, sur lequel sort justement cette collaboration avec le suisse Steinbrüchel que l’on a vu en début d’année en compagnie de Günter Müller (lire la chronique). "Status" a été réalisé ces deux dernières années entre leurs deux studios, entre Zurich et Berlin… Créations virtuelles, d’échanges de séquences, de boucles, chacun travaillant sur ce que l’autre a proposé, puis attendant à nouveau… jusqu’à ce que tous deux soient pleinement satisfaits du résultat. De cette correspondance, des pièces atmosphériques, mélodies rythmiques ou rythmes mélodiques construits à partir de micro-beats, déconstruits, reconstruits, rendus abstraits dans un fragile minimalisme… Des découpes précises, des sonorités discrètes parfois juste quelques points, comme un temps suspendu. Bretschneider et Steinbrüchel ont réalisé un travail minutieux et radical, pourtant il en résulte une musique étrangement apaisée… De leurs atmosphères envoûtantes naît une douce
chaleur, une lumière étrange, bleue presque transparente… Tendez-donc la main…
Par wqw...


INFRATUNES (?) (FR)
Le genre électronica possedé ses stars, ses pionniers et ses suiveurs; son langage, son vocabulaitre et ses clichés. Structures ultra-minimalistes, stridences numériques, fréquences et microsons constituent un univers balisé sur la scene électronique, ou certains parviennent quand meme a se distinguer. Frank Bretschneider fait partie de ceux-là. Auteur d'un génial Looping sur le meme lable, remarqué pour ses productions plus classiquement techno sous le nom de Komet, il s'est ici allié au compositeur et graphiste suisse Steinbruchel pour cet album subtil et particulièrement réussi. A eux deux, ils parviennent aisément à éviter les écueils du genre, le Suisse étant un grand créateur de sons, et l'Allemand un compositeur passé maitre dans l'art du temps et de la construction. Ils réussissent à cet album résolument rigorise, dans lequel on s'immerge avec volupté, un beau pouvoir hypnotique, un réel sens du groove et une certaine abstraction poétique.


KATHODIK (IT)
Se siete frequentatori delle zone limite dell’elettronica, la 12K di Taylor Deupree vi aggiornerà sulla situazione attuale della ricerca. Questo full length concettuale è frutto dell’incontro di due tra gli sperimentatori più quotati sulla piazza: l’elvetico Ralph Steinbruchel e il tedesco Frank Bretschneider, il primo mago della frequenza e il secondo iperprolifico e iperminimalista destrutturatore ritmico che non ha bisogno di molte presentazioni. Una collaborazione quanto mai proficua questa, che vede due differenti stili arricchirsi quasi ai limiti del completamento. 12 incisioni atmosfericamente ricche, dentro le quali i due cercano di mantenere le loro attitudini minimali pur avendo, per forza di cose, una mole maggiore di informazioni a disposizione. L’attenzione all’economia espressiva ha del maniacale, l’insieme sonoro non risulta mai prolisso nel lessico sonoro ed ogni traccia ha quanto basta per catturare l’ascolto e anche per emozionare. Si passa con disinvoltura da momenti di astrazione pura ad altri fatti di cervellotici incastri microritmici, da situazioni melodiche ad altre di sinistre dissonanze, il tutto nell’ambito di un meccanismo correlato e contiguo. Un lavoro nato da ben due anni di interscambio di materiale tra i due, studiato ma anche istintivo, dove si riesce a mantenere riconoscibile la cifra stilistica di entrambi gli artisti. Tappa obbligata.


KOMMERZ (CH)
Wie immer bei Steinbrüchel, Master of sonic minimalism, weiss ich nicht, ob das Album schon begonnen hat. Hörst du das auch? Frank Bretschneider (Raster-Noton-Gründer) und Ralph Steinbrüchel haben sich über zwei Jahre entstandene Sequenzen und Track-Samples hin- und hergeschickt, das Experimental-Label 12k hat die finalen Versionen nun auf einer CD versammelt. Ein Dream-Team des Nichts (don?t quote me on that) also, Bretschneiders rhythmische Patterns und Steinbrüchels künstlerisch strenger Minimalismus treffen hier zu einer der zukünftig wohl liebsten Home-Listening-Platten der Laptop- und Elektronikszene zusammen. Wenn auch erheblich humorlos: Steinbrüchel und Bretschneider loten auf «Status» völlig abseits der funktionalen Clubmusik und des l?art pour l?art-Ambient das Feld des atmosphärischen Minimal-Minimals aus, wo die Askese die Dekadenz schon längst abgelöst hat. Schön.


LIABILITY (FR)
Il aura fallu deux ans pour que le travail amorcé aboutisse enfin par la sortie du présent disque. Frank Bretschneider, fondateur entre autres de Raster-Noton, et Ralph Steinbrüchel se sont envoyés, pendant cette période, les séquences sonores qui ont servi à l’établissement de ce disque. Ce travail à distance s’est révélé plus que payant. Il ne pouvait pas en être autrement avec ces deux hommes d’expérience. Mis à part Raster-Noton, F.Bretschneider avait déjà réalisé deux disque pour 12k, un sous le nom de Komet (Rausch – 2000) et l’autre sous son propre nom (Looping I-VI – 2004). Il a également sorti de nombreux albums sous différents labels comme Mille Plateaux, Whatness, Bip-Hop, Fällt ou Audio.NL. R.Steinbrüchel a lui aussi sorti plusieurs disques sur Line, Domizil, Binemusic, ATAK, List ou Cut. Cette collaboration avec F.Bretschneider n’est pas la première puisque par le passé il s’est déjà distingué aux côtés de Jason Kahn, Kim Cascone ou Günter Müller. Sur le papier la rencontre semblait être des plus passionnantes. Force est de constater que le résultat va quasiment au-delà de nos espérances.

Cela faisait un petit moment que la musique électronique minimale n’avait pas été représentée par un disque de cette qualité. Tout du moins on se croirait revenu aux grandes heures de l’électronica, où l’on croyait sincèrement que cela allait tout révolutionner, qu’on partait vers des horizons riches en découvertes sonores et en formes musicales. Cet élan s’est quelque peu brisé ces dernières années avec cette impression que l’on tourne un peu en rond, que tout aurait été presque dit ou fait et que nous ne vivons qu’une période transitoire, en attendant mieux. Ce mieux viendrait peut-être de gens comme F.Bretschneider et R.Steinbrüchel qui sont très loin d’avoir rendu les armes. Et cet espoir n’est pas mince. Status combine tous les ingrédients d’une musique électronique minimale intelligente qui se révèle comme une véritable tête chercheuse en matière de structures sonores et d’expérimentations alambiquées. Jamais les deux hommes ne se perdent dans des formes consensuelles. Au contraire, tout est fait pour donner aux compositions des rythmes aléatoires, accidentés, agrémentés de bleep savants qui s’intercalent sur des nappes électroniques obsédantes. Status est autant un disque lumineux que le résultat d’un travail millimétré. L’art et la manière de combiner le sensible et la technicité. On en redemande.


MUSIC CLUB (IT)
Perché, mi chiedo io, da certi dischi sai già esattamente cosa attenderti ancora prima di averli ascoltati e nonostante i gruppi siano a te sconosciuti? La domanda è di facile risposta se si sa, almeno a grandi linee, qual è l’ambito di competenza generico dei personaggi coinvolti(nella fattispecie diciamo elettronico dell’ultima generazione). Ormai e qui credo che molti (a meno che non vogliano difendere posizioni indifendibili) siano concordi, chi ha scelto quella via da esplorare non può più andare lontano, essendo la strada finita e trovandosi in un vicolo cieco. Ne sono prova inconfutabile la coppia formata da Frank Bretschneider e Ralph Steinbrüchel e tal Fenton (che, tanto per rendersi ancora più ridicolo, pubblica un disco intitolato ‘Pup’ per una label che si chiama Plop...). I primi due sono andati avanti un paio di anni a scambiarsi suoni e campionamenti e alla fine ne sono usciti fuori con dodici tracce che vanno bene da sentire al mattino quando non si vogliono disturbare i vicini, tanto è poca la consistenza del lavoro. Certo, se si alza il volume, se si scava tra le note, se si pensa al concept, se si elucubra circa le operazioni di assemblaggio, ecc., ecc.; ma mi domando: bisogna pensare così tanto per ascoltare un album? E poi, se dopo aver pensato così tanto si scopre il nulla? Come accade qui. Ma non bisognerebbe ascoltare e percepire, prima che pensare? Alla faccia del minimalismo, mi sa che questo è pressapochismo. E lo stesso discorso si può ripetere per Dan Abrams (ovvero Fenton), solo che nel suo caso viene aggiunto un tocco pop e il tutto ruota attorno a iterazioni (sin troppo ridondanti) di chitarra acustica o elettrica processata. Con Tilman Ehrhorn si risale lievemente la china; pur non mutando sonorità, però, vuoi per il fatto di essere un sassofonista jazz di professione e vuoi perché cerca di comporre brani con un certo calore umano ‘Heading For The Open Spaces’ risulta più aperto verso l’ascoltatore; non tanto più fruibile, quanto più consapevole del messaggio sonoro da trasmettere. Chiudiamo con Sovacusa (progetto parallelo di Maps + Diagrams e Broca); partono con uno space sound pesantemente digitale, poi spezzano i ritmi e alla fine si trovano a navigare dalle parti di un’ambient increspata. Alternano periodi di anonimato ad altri di buona creatività, però rimangono ancora troppo scolastici.


OCTOPUS (FR)
Attention pièce de maître. Littéralement forgé au cours des deux dernières années par ses concepteurs, Status réunit dans une entité commune, à la fois abstraite, atmosphérique et évolutive, les structures rythmiques ralenties et lancinantes de l'allemand Frank Bretschneider et le minimalisme dépouillé, presque austère, du Suisse Ralph Steinbrüchel. Au cours de ces deux ans, les deux artistes germaniques ont échangé et manipulé séquences et boucles dans un exercice conceptuel de longue haleine. Status offre donc un souci du détail de tous les instants, ondoyant avec une précision microchirurgicale des altérations digitales introspectives de Spiral ou Frequenz à des exercices minimal techno étonnants, combinant fréquences grésillantes et rythmiques ultra confinées dans des figures de style digitales ascétiques (Faktor, Impuls). Au-delà d'une matière sonore numérique envoûtante à laquelle les deux musiciens nous ont déjà longuement habitués au cours de leurs précédentes publications sur Raster Noton, Domizil ou 12k, la force de Status réside essentiellement dans un certain aboutissement narratif qui garde l'auditeur en position d'attente et d'écoute. Derrière les lignes musicales très confortables et graphiques qui se matérialisent de façon imaginaire, Frank Bretschneider et Ralph Steinbrüchel parviennent à construire un véritable paysage auditif qui défile devant nos oreilles attentives. Une manière de rappeler les talents de designer et de graphiste de Ralph Steinbrüchel notamment, déjà illustrés par différents travaux comme son Circa publié par Line (la division graphique de 12k) ou son CD-Rom -00 :dedaih publié par Synchron.


ONDE FIXE (FR)
La maison 12k héberge sous son toit bon nombre de grands manipulateurs de la matière sonore, souvent sorciers de l’outil informatique. Parmi ceux-ci on compte l’allemand Frank Bretschneider, qui s’est adonné pour l’occasion
à un jeu musical acharné avec le suisse Ralph Steinbrüchel. Pendant 2 ans, ils se sont mutuellement échangés en va-et-vient des samples, des séquences sonores (puis au final des morceaux) que chacun a pu retravailler librement de son côté, et ce jusqu’à satisfaction de l’un et de l’autre. Autant dire que ce travail minutieux se ressent à l’écoute de Status, qui à défaut de chambouler notre cœur, de part son aspect très digital et clinique, propose un très beau voyage au cœur des machines. Exception faite des quelques pièces abstraites aux textures crépitantes et sifflotantes (Spirale, Passage et Frequenz), les morceaux reposent sur des structures évolutives très intéressantes, faisant la part belle à des rythmiques ultra détaillées et microscopiques, et il n’est pas rare d’aller flirter avec une minimal techno squelettique (Phase, Faktor) ou une certaine forme de dub hypnotique avec relents de basses ronronnantes à l’appui (Periode, Spektrum et Basis). Parfaitement à sa place dans le catalogue 12k, Status propose une musique qui rime parfois avec architecture ou design sonore, qui cultive le paradoxe du minimalisme et de la richesse, et offre un beau télescopage entre atmosphères austères et micro-rythmiques chirurgicales faisant appel à un sens du détail acéré. (8.0) Sébastien Radiguet

ROCKERILLA (IT)
In corrispondenza, per il progetto "Status", Frank Bretschneider e Ralph Steinbruchel si scambiano suggestioni ormai da tempo. Era la primavera del 2003 quaqndo decisero insieme di confrontarsi sui primi sample, cercando la via possibile per completare la propria personale visione della musica minimale. Input, output, input, putput, per un processo che potrebbe muoversi all'infinito, ma che oggi ha una soluzione, qualcosa che soddisfa entrambi, qualcosa che accomuna i due musicsti, nelle 12 tracce di "Status." L'impronta strutturara di Bretschneider si confonde tra le ossessioni per le geometrie astratte di Stenbruchel, prende per un attimo il sporavvento, per poi cedere incondizionatamente. E sull'alternanza, nasce la piu fragile melodia.

SOUND AND SILENCE (IT)
La traslitterazione sonora appartiene alla norma della magia digitaolide e ne multipla accondiscendenza circuitiva, ritrasmissione orizzontale e destabilizzazione percettiva. Se un soffitto improvvisamente diventa l’anticamera innaturale di un posto dove sopravvivere o le pietre si tramutano in alberi e tonnellate di filmica in tessuti girevoli è sempre al Gestell, l’imposizione fluidificante e dominante della macchina aerobica dell’elettrica che, facendoci strani scherzi, si sostituisce neuronalmente e prende il posto di un cervello d’argento. I segni zigrinati della computeristica prendono il posto della cameristica, l’alveare intrusivo del beat ricostruisce giochi di brina su campane nemmeno tanto ovaloidi che si stonano in posti di cellulosa ma che intonano sempre colpi incrinati al Dio carità ed in questo mondo nemmeno tanto più mondano si ricostruisce per un colpo di mano l’estetica dello spazio e quella del tempo. L’elettronica attraversa i corpi come fosse l’ultima ovulazione di un animale in via di mutamento: ha due corpi e semmai più di un sistema, tempi disparati ed un sequencing che vede tutto ma lo vede come i segnali di fumo dei monitor visti dagli alieni. Frank Bretschneider e Ralph Steinbrüchel, in questo nuovo complesso spaziale forse non si sono mai incontrati e forse nemmeno si sono visti in foto: eppure appartengono entrambi a quello che l’universo più che assente che viviamo ci segnala come musica post-umana (come se davvero ci fosse un’umanità oltre cui avanzarne nuovi squilibri, la specie è al suo punto terminale!). Lavorano, nella polisemia di un’ora ed esibiscono lo sbriciolamento come l’ultimo segnale della macchina infernale che indossano come una seconda pelle: liberano tutti i circuiti che apparivano inadatti all’umana concezione e per questo effettuano l’UR-codice come quell’asse chiamato allo sviluppo nemmeno più dalla sua sparizione idealista quanto dall’ispirazione materialista di un gioco che c’è. Dov’è l’elettronica? Quali binari consegue nella determinatività esaustiva dell’ignoto? Starobinski diceva che: 'Le strutture non sono cose inerti né oggetti stabili. Esse emergono da una relazione istauratasi tra l’osservatore e
l’oggetto; si destano in risposta a una domanda preliminare, ed è in funzione di questa domanda posta alle opere che si stabilirà l’ordine di preferenza dei loro elementi'. L’elettronica che va sotto il segno di questa 12k, così come quella che si muove nell’inverosimile vuoto di una macchina inerte e viaggia a velocità più esaustive della luce, ama nascondersi nell’abiezione della stabilità, nell’intero movimento neutro dell’astrazione. Dice all’uomo che lo spazio circolare del linguaggio appare come una porta che bisogna più o meno sciogliere ma non favorisce alcuna scelta attorno ai suoi codici non risarcibili perché quello che ha dentro è sempre dentro la sua binaria circonflessione che ama, come si diceva più sopra, nascondersi. Ama nascondersi. Cosa non tiene ferme le macchine anche quando i semafori diventano verdi? Cosa impedisce alle navi di restare dove sono a 100 metri dal porto? Cosa permette agli uomini di avanzare solo di un passo sul ciglio della strada piuttosto che lasciarli lì? Perché gli aeroplani non restano sospesi in volo per anni ed anni ed anni? Perché un disco come questo non sceglie di fare a meno di qualunque beat e rimane per un’ora in replay su un solo millisecondo?

TERZ (DE)
Auf Deuprees Label nach wie vor alles offen: der deutsche Minimalrythmiker und der schweizerische Klangdesigner schickten sich über 2 Jahre die Files hin und her, bis der Rahmen für diese 12 sehr subtilen, ungemein konzentriert wirkenden Stücke stimmte.

TOUCHING EXTREMES (IT)
In wrong hands, sequential electronics sound boring and sterile, but with two masters of the game like Frank Bretschneider and Ralph Steinbrüchel such a possibility is out of the question. The basic materials were exchanged between 2003 and 2005, evolving into a definitive form which works perfectly in the most diverse contexts; listened by headphones, the music reveals subterranean intersections under a bright linearity, while from the speakers it becomes an insinuating ambience where patterns, rhythms and ethereal configurations create a delicate balance that a knowledgeable ear cannot define differently from "pleasing". Such a thorough control over every single nuance of this apparently perfect organism yields an overall feeling of beneficial pulsing radiation which delivers muscles and brain from the residual rust of confusion and displacement.

TRAX (ES)
Lo confieso: tengo una debilidad, y se llama Frank Bretschneider. La del hombre detras del proyecto Komet y la direccion artistica de Raster-Noton me parece una de las trayectorias más coherentes y al tiempo versátiles del panorama elctronico contemporaneo, de una altura cualitativa tan elevada como inteligente su conceptualizacion del minimalismo, abierta y multiangular, capaz de asumir con la misma naturalidad estructuras ritmicas extrapoladas del techno y exploraciones texturales propias de la electroacustica sin, ni por un momento, poder constrenirse su produccion a ninguno de los dos marbetes. Como su socio Carsten Nicolai, Bretschneider pertenece a esa rara especie de creadores que son un género en si mismos. Y Status es una nueva prueba de su singularidad. Cocinado sin prisas junto a Ralph Steinbrüchel
a lo largo de dos años de intercambio de fincheros, es este un trabajo donde la presencia del germano se deja notar con fuerza en sus 12 cortes y que cabe circunscribir a la linea estetica de volumenes precedentes como Aerial Riverseries (Whatness, 2002) y Looping I-IV (and other assorted love songs) (12k, 2004), alejados de las intrincadas arquitecturas percutivas de Komet y centrados en una lectura del ambient unica en su especie. Definitivamente, file under Bretschneider.

VENTRILOCUTION (PT)
A brief glance at the biographies of Frank Bretschneider or Ralph Steinbrüchel, for those interested in the quirky developments in the field of electronics, is revealing of the importance they must have had in said evolution. And I say must have had simply because, despite the impressive body of work and academic curriculum both present, this is the first contact I have ever had with either of them; a flaw more than willingly acknowledged and henceforth corrected.

It is, therefore, rather tempting to assume the passive role of the critically obtuse listener and simply addend a few more hurriedly scribbled lines to what is, arguably, the general consensus of bizarrely unanimous praise with which projects of this calibre are met. Yet, the need to present a valid and well-justified opinion based on the impressions already retrieved from Status is far more pressing than anything else. Although it would seem, from the preceding rant, that I intend to expose this release as some sort of disgraceful masquerade, the opposite is where the truth in fact resides. Unlike some other forays into the genre, which are but futile soliloquies directed mainly to the nourishment of malformed egos, Status is without question an ingenious affair in its own right and, although it is inevitably received with the same mindless (a)critical praise, it should be separated from the rest of the pack. Not only does it observe the basic criterions for a solid album of pulsating minimalism (strong rhythmic dynamics; adequate formal structures; coherent choice of sounds), but it is also revealing of a refined aesthetical sense, manifested essentially through the sparse but always exceedingly well-placed ambient effects that are consistently concurrent with the basic rhythmic framework that underlies each song.

Of course, the overtly repetitive drive is a more than natural assumption as to what the skeletal framework of Status would comprise, but it is achieved mainly through a constant bass line that undulates within a restricted interval (not unlike a sonic continuum as described by Rui Eduardo Paes in his report of the third day of the CAMP festival, when referring to one of the projects being developed at the time), present in tracks such as "spiral", "antenne" or "spektrum" and hinted at throughout the remainder of the album; either in its ambient variant or in a more beat-oriented context. Thus, it is not difficult to verify the logical interweaving of each track or to disregard the transitional processes on account of their smoothness. Rather, to engage in such a complex 'static' formulation with a clear determination to quantify and measure its impact proves to be no less difficult than its dynamic counterpart, which greatly hinders a critical observation but also enables a less assertive process of experiencing that is no less rewarding.
And, if any doubts still subsist, a brief incursion through the conceptual foundations of 12K's activities will certainly provide the necessarily residual impetus the curious audiophile should require in order to become acquainted with Status post-haste. At the very minimum, essential.


VITAL WEEKLY (NL)
The next release has been two years in the making and is a collaboration between Frank Bretschneider and Steinbruchel. Frank may need no introduction as his work has always been at the forefront of minimal
electronics (and studied by people like Rannisto, I assume), but Steinbruchel has been at it for a period certainly as long, but never reaching the same level of appreciation. If you ever catched one of his releases and you know Bretschneider's work, then you may have an idea what to expect for this collaboration. Ultra minimal rhythmic material, which lots of crackles, repeated hissing and deep bass sounds. Bretschneider more recent interest in dub related sounds become apparent in 'Spektrum'. In all it's a very nice album, even when, like Rannisto, it's not something spectacular new.

WESTZEIT (DE)
Zwei der ganz Großen dr Gegenwarts-Elektronika treffen au diesem Album aufeinander. Da ist der reduzierte Groove von Bretschneider, dessen niemals einfaches, dafür umso innigeres Verhältnis zu Rhythmen und deren Vertracktheit nicht geringer geworden ist, seit er mir vor fast 20 Jahren von seiner Begeisterung für unrund laufende Straßenbaumaschinen erzählte. Und da ist der Klangdesigner Steinbrüchel, der z.B. 2004 auf Skizzen (Bine) erneut nachwies, dass eniger immer mehr ist. Zusammen zogen die beiden unter Verwendung des mittlerweile fast Standard gewordenen Datenaustauschs ebenso zarte wie durchsetzungskräftige listeningPflänzchen auf, deren Früchte Status darbietet.